Le site archéologique de Glanum
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Description
De fondation celtique, Glanon (en grec ancien Γλανόν) subit une grande influence grecque. Elle est vouée au dieu guérisseur gaulois, Glanis, avant d'être Glanum, cité antique de l'Empire romain, située sur le territoire la commune de Saint-Rémy-de-Provence dans les Bouches-du-Rhône. Elle a connu son apogée à l'époque du premier empereur romain Auguste. Son développement s'est appuyé sur la protection des reliefs des Alpilles, la présence d'une source (sacrée) et le voisinage de la voie Domitienne.
La ville repose sur plusieurs strates d'occupation, que l'on peut regrouper en trois grandes périodes : période gauloise, période d'influence hellénistique, et enfin période romaine. Glanum est une ville sanctuaire au carrefour de deux voies antiques reliant l'Italie à l'Espagne, l'une par les Alpes. La cité s'étend à l'entrée d'un défilé rocheux qui mène au mont Gaussier. À l’entrée du site, de l'autre côté de la route départementale, se trouve le cénotaphe des Julii (dit à tort mausolée) et l'arc de triomphe de Glanum, voisin de quelques mètres, monuments qu'on appelle traditionnellement les « Antiques de Saint-Rémy-de-Provence ». Leur situation au flanc des Alpilles et leur état de conservation leur ont assuré une célébrité bien antérieure à la redécouverte tardive de la ville de Glanum.
Région
Département
Ville
Site
Sous collections
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Atlas de Glanum (77)
Mission confiée à l'IGN par le Ministère des Affaires Culturelles, Service des Fouilles et des Antiquités en 1973 et 1974. Couverture photographique aérienne du site de Glanum et travaux photogrammétriques pour la réalisation d'un plan topographique du cadre naturel et d'un plan détaillé des vestiges et des fouilles. Deux missions de prises de vues aériennes se sont déroulées en décembre 1973. Les documents comprennent aussi des prises de vues photogrammétriques au sol. -
Campagne photographique de 1989 - État des lieux de Glanum avant les travaux d'aménagement (247)
Ces documents retracent la campagne photographique dirigée par Pierre Varène en 1989 pour obtenir un état des lieux de la partie sud de Glanum avant les travaux réalisés pour l'ouverture au public. Ces documents constituent un témoignage exceptionnel de l'état du site à cette époque. -
Les thermes et le nymphée de Glanum (154)
Les thermes de Glanum ont été construits dans la seconde moitié du 1er siècle avant J.-C., au nord du nouveau forum, par-dessus un quartier d’habitations antérieur. Le site a été fouillé au XXe siècle notamment par Henri Rolland. Seule une rue sur laquelle se trouvent les thermes a été dégagée. La maison dite d'Épona qui se trouve au nord communique avec l'ensemble thermal par une cour couverte. Cet espace semblerait être une cour de service où serait entreposé le combustible nécessaire au système de chauffage (les praefurnia) de certaines pièces du complexe thermal. Les thermes sont orientés nord-sud. Ils mesurent dans leur plus grande longueur nord-sud 43 mètres pour 28 mètres de largeur, délimitant un espace de 1000 m² environ. Le couloir d'accès entre la maison et les thermes débouche sur le caldarium.
On entre dans le complexe thermal par le milieu de sa façade ouest donnant sur la rue. Le perron débouche sur la palestre qui est bordée sur trois de ses côtés par un portique. Cette palestre mesure environ 20 mètres vers l'est pour une largeur de 10 mètres. Au sud de la palestre se trouve la piscine. Dans l'angle nord-est de la palestre se trouve l'entrée des thermes à proprement parler. On pénètre dans le frigidarium (qui sert peut-être également, comme dans les Thermes romains de Gaujac (département du Gard) de vestiaire (apodyterium). Puis suivent ensuite vers l'ouest le tepidarium et le caldarium reconnaissables à leur hypocauste. Le caldarium communique ainsi avec la maison Épona. Pour que le descriptif soit complet, il faut mentionner l'existence d'un unctorium dans l'angle sud-ouest entre la piscine et la rue. Cette pièce est le lieu ou l'on s'adonne aux soins du corps, onctions d'huile (à rapprocher d'un destrictarium).
Une étude de Jacques Bigot a montré que cet établissement correspondait au modèle des thermes de Stabies à Pompéi, par son plan (avec la palestre placée entre la piscine et le bloc des salles thermales), mais aussi par ses dimensions. Jacques Bigot y voit le signe de la diffusion en Gaule sous Auguste des modèles romains d’aménagement de l’espace public mis au point en Italie.
Les archives des thermes sont composées de plans, photographies, fiches photographiques dont l'inventaire est en cours. Les documents seront mis en ligne au fil de l'eau.Le nymphée. A l'origine, c'est un bassin de plan trapézoïdal taillé dans la roche. Il est aménagé au IIe siècle avant J.-C et devient un édifice couvert surmonté d’un étage. Il subsiste un arc de pierre de taille (partiellement reconstruit) qui supportait la couverture et maintenait les parois. Une galerie de captage drainait les eaux du bassin-versant pour les conduire dans ce réservoir profond où les rites et dévotions étaient accomplis par les fidèles.
Les archives des études sur le nymphée comptent environ 130 documents : plans, dessins et photographies issus des travaux des chercheurs de l'IRAA. Ces dernières sont datées en majorité de 1979 (sauf indication contraire). -
Photographies du site archéologique de Glanum - 1951-1982 (1141)
Cette sous-série des archives de Glanum comprend 1636 documents. La première partie, les photographies des années 1950 aux années 1960, porte principalement sur la curie, la basilique, les thermes et le mausolée. La seconde partie, des années 1970 à 1980, compte 508 documents séparés en deux séries identifiées par les codes GL et TG. La première série "GL" contient les photographies de la mission de juillet 1977. La seconde série "TG" est datée de 1982.
Une subvention attribuée au projet DoRAA par le "Programme de numérisation et de valorisation des contenus culturels (PNV - DRAC Région Sud)" en 2022 a permis de confier la numérisation d'une partie de ce fonds photographique à la société COPEIA (Arles).