Monuments antiques d'Orange
Sous collections
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Arc de triomphe d'Orange (89)
Cette collection offre un accès à 89 plaques de verre consacrées à l'Arc de triomphe d'Orange. Elles sont datées de 1953 et conservées dans les locaux de l'IRAA à Aix-en-Provence.
Les photographies sur plaques de verre apparaissent dès 1850. Ce sont des images, négatives ou positives, recouvertes d’une émulsion sensible à la lumière. La couche sensible est constituée de sels d’argent mélangés à une substance qui adhère au support en verre. Cette substance, ou liant, est différente selon l’époque : on utilise chronologiquement l’albumine (1847), le collodion (1851) puis la gélatine (1878) et on parle alors de plaque de verre au gélatino-bromure d’argent. Les plaques peuvent être conservées pendant de longues périodes avant d’être utilisées. Les temps de pose, considérablement raccourcis, pouvaient aller d'une à deux minutes, ce qui explique les flous parfois constatés sur les photos (les enfants, les animaux...). Cette évolution technologique qui avait permis la diffusion des plaques de verre en grand nombre (production industrielle) et à un large public était encore en usage jusque dans les années 1950.L'Arc d'Orange est un monument étudié depuis le XVIIIème siècle mais c'est en 1824 qu'un programme de restauration est confié à Auguste Caristie avec la collaboration de l'architecte du département, P. Regnaux. Les restaurations vont se succéder de 1828 à 1955. La dernière phase de restauration se déroule entre 1950 et 1955, dirigés par J. Formigé et M. Chauvel, Inspecteurs généraux honoraires des Monuments historiques avec M. Valentin, architecte des Monuments historiques du Vaucluse et R. Amy, architecte des Bâtiments de France alors en mission à Orange où il restera dix ans. C'est de cette époque que datent les plaques de verre conservées par l'IRAA dans son bureau d'Aix-en-Provence apportées par Robert Amy lorsqu'il prend la direction du Bureau d'Architecture Antique du CNRS.
Deux volumes (texte et planches) sont entièrement consacrés à ce monument dans la collection des Suppléments à la revue Gallia : L'Arc d'Orange, XVè supplément sous la direction de R. Amy, P.-M. Duval, J. Formigé (†), J.-J. Hatt, A. Piganiol, Ch. Picard et G.-Ch. Picard publié en 1962.
Le monument est décrit au chapitre II (p.17) : "L'Arc d'Orange présente trois passages voûtés, un grand au centre flanqué de deux autres plus petits [...]. Les voûtes sont reçues par quatre piles continues, celles du centre étant deux fois plus épaisses que les deux extrêmes. L'ensemble du monument forme un plan rectangle de 19,57m et de 8,40m de large. On a ainsi deux grandes façades orientées au Nord et au Sud, où s'ouvrent les passages et deux autres plus petites, orientées à l'Est et à l'Ouest. La façade ouest, restaurée en 1828, n'a plus d'antique que ses premières assises. Les façades sont ornées d'un ordre architectural corinthien avec des colonnes cannelées et à demi-engagées, reposant sur des socles qui sont continus aux petites façades et isolés aux grandes. [...]"Certaines des photographies de cette collection ont été publiées dans cet ouvrage, les renvois aux numéros de pages et aux planches seront indiqués dans les fiches des documents.
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Documents anciens sur les monuments antiques d'Orange (183)
Les archives des monuments antiques d'Orange et en particulier du théâtre antique comptent de nombreux types de documents et notamment un fonds dédié aux cartes postales anciennes ou modernes et aussi de photos d'amateurs, constitué par Alain Badie (Ingénieur de recherche à l'IRAA) et Yves Prévost (son beau-frère). Tous les deux complètent encore aujourd'hui cette collection par l'intermédiaire des réseaux de collectionneurs et les sites de vente en ligne. Cette collection couvre la fin du XIXe et surtout la première moitié du XXe siècle. Les dates portées parfois au recto des photos d’amateurs et les dates des spectacles qui figurent sur les cartes postales ont permis de préciser l’histoire des restaurations du front de scène et de la cavea du théâtre. Ces documents ont été utilisés dans les différents rapports annuels du suivi archéologique remis au SRA, à la CRMH et à la Mairie d’Orange. -
Le théâtre antique d'Orange (1)
Le théâtre antique d'Orange, construit sous le règne d'Auguste au Ier siècle av. J.-C. par les vétérans de la IIe légion de Jules César, est un des théâtres romains les mieux conservés au monde. Il dispose encore d'un impressionnant mur extérieur avec l'élévation d'origine (104 m de long pour 35 m de haut). « C'est la plus belle muraille de mon royaume », dit Louis XIV lors d'une visite. À l'origine, le théâtre était précédé d'un portique, dont il subsiste une arche du côté ouest. D'un aspect très sobre, en grand appareil de pierre, la façade est divisée en trois niveaux. Au rez-de-chaussée, trois portes rectangulaires — la « porte royale » au centre, les deux « portes des hôtes » sur les côtés — sont séparées par une série d'arcades. La cavea pouvait contenir quelque 9 000 spectateurs répartis selon leur rang social. Elle se divise en trois zones (mæniana), étagées en 34 gradins et séparées par des murs. En contrebas, l'orchestra formant un demi-cercle est séparée des gradins par un parapet. La scène, faite d'un plancher de bois sous lequel était logée la machinerie, mesure 61 m de longueur pour 9 m de profondeur utile : elle dominait l'orchestra d'environ 1,10 m, soutenue par un mur bas, le pulpitum.
Le théâtre d'Orange est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'Humanité instaurée par l'UNESCO depuis 1981.Un ensemble de 180 documents issus en majorité des travaux de Robert Amy (1904-1986) en cours de numérisation par la société COPEIA dans le cadre du financement PNV 2024 obtenu par l'IRAA, sera mis en ligne à partir du printemps 2025.